Projet de stade : il faut du sérieux dans la méthode et dans les choix

A la suite de l'article de Midi Libre et des déclarations du Maire de Montpellier de ce jour concernant le projet de nouveau stade, Michaël Delafosse, Président du groupe d’opposition municipal « La Gauche pour Montpellier » et Président de Destins Montpelliérains, réagit.

"Il aura donc fallu trois ans, depuis que le Maire actuel a annoncé le projet de nouveau stade, pour que celui se rende compte que le lieu retenu n’est pas conforme à la législation du Plan d’exposition au bruit (PEB) de l’aéroport (Midi Libre du 5 juin 2019) ! Cette affaire dénote à nouveau un manque de sérieux dans la conduite des dossiers du Maire sortant.

Rappelons que les élus et les citoyens ont maintes fois réclamé de connaître le résultat des études cachées, lancées en décembre 2016 pour un coût de 400 000 euros, que le Maire et Président de la Métropole a fait voter des crédits de 20 millions d’euros pour les budgets 2019 et enfin que sa propre annonce répétée de pose de la 1ère pierre du stade, à l’occasion de la coupe du monde féminine de football, est annulée.

Ainsi, le 1er édile avait lui-même affirmé de manière précipitée et ampoulée que : « les études de faisabilité auront lieu en 2017, le début de la construction en 2019 pour une mise en service espérée en 2022 » (Midi Libre du 30 novembre 2016). Et aujourd’hui, 5 juin 2019, presque trois ans plus tard, il déclare au détour d’une conférence de presse sur la Place de la Canourgue que : « tous ceux qui me demandent de construire un stade comme ça, ce sont des ânes. On ne fait pas un stade en 5 minutes, on ne fait rien en 5 minutes si on veut bien faire ». Pour conduire des projets, il ne faut pas invectiver en permanence comme le fait le maire actuel mais chercher l’apaisement pour aboutir.

Ces péripéties finissent même par lasser le Président du Club avec lequel un véritable dialogue est nécessaire. Mais cette discussion ne peut avoir lieu que dans un cadre serein et transparent loin de l’agitation et de l’improvisation que connaît ce projet de nouveau stade depuis les premières annonces du Maire sortant en 2016.

Aujourd’hui, il existe un stade. Si un nouveau doit se construire comme le demande le club, il faut soutenir un projet financé par les acteurs privés comme dans d’autres villes. L’argent des contribuables doit être consacré à d’autres enjeux : sport amateur, écoles, voiries et régler les problèmes de circulation qui ne cessent de s’aggraver faute d’ambition pour les transports en commun et les mobilités douces."