Embouteillages : l’inaction engendre la dégradation

A la suite de la parution de nouveaux classements sur l'encombrement routier à Montpellier, Michaël Delafosse, Président du groupe d’opposition municipal « La Gauche pour Montpellier » et Président de Destins Montpelliérains, réagit.

"Les classements se suivent et se ressemblent concernant l’encombrement routier de l’agglomération de Montpellier : 9e en France pour TomTom, 8e pour l'observatoire Inrix et même 3e par le temps perdu dans les embouteillages.

Ce constat répété chaque année aurait dû pousser la majorité actuelle à la Ville et à la Métropole à l’action. Malheureusement rien de bien sérieux n’a été réalisé en matière de mobilités durant ce mandat et cela conduit à la dégradation de la situation.

Premier dossier majeur, la ligne 5 du tramway connaîtra 8 à 10 années de retard et un dépassement budgétaire de près de 100 millions d’euros alors que la ligne aurait pu être mise en service dès 2017.

Deuxièmement, un grand projet pour développer les mobilités douces aurait dû être élaboré. Or, si le Maire sortant a annoncé en décembre 2018, sous la pression des cyclistes, un plan vélo, celui-ci n’est doté d’aucun budget affecté et omet les piétons et les nouvelles mobilités.

Enfin, alors qu’un schéma directeur des transports avait été présenté en grande pompe en juin 2017 avec l’ambition de créer sept lignes de bus à haut niveau de service et des pôles d’échanges multimodaux (PEM) à Notre-Dame-de-Sablassou et à Villeneuve-lès-Maguelone, force est de constater, une nouvelle fois, que rien n’a été mis en œuvre depuis.

Les Montpelliérains en ont assez des annonces grandiloquentes mais veulent des actes, concertés, sincères et suivis."