Elections Européennes 2019 : unie, la gauche serait en tête

Tout d’abord je me réjouis de la forte augmentation de la participation, à la fois nationalement et à Montpellier, signe d’un regain d’intérêt des électeurs. Cette participation, qui a déjoué tous les sondages, signifie que l’Europe continue de mobiliser les Français, particulièrement ceux qui ne veulent pas d’un repli identitaire mortifère.

Le FN-RN est une nouvelle fois en tête ; c’est très regrettable pour l'influence de la France. La stratégie de la peur utilisée dans cette campagne ne contribue définitivement pas à le faire reculer. Il faut parler projet et perspectives. Le paysage politique français est éclaté. La gauche n'est pas audible. Unie, la gauche serait en tête.

Nous avons été souvent interpellés par les citoyens, lors de la campagne, sur la nécessité d’une gauche rassemblée et j'ai pu mesurer les inquiétudes des électeurs de gauche. Les résultats de cette élection nous imposent de construire un rassemblement capable de donner une espérance. Le modèle espagnol doit nous inspirer : les partis de gauche, le PSOE et PODEMOS notamment, ont su dépasser les antagonismes passés afin de permettre une alternative à la droite.

Les combats pour la justice sociale et l’écologie ne peuvent plus attendre les atermoiements des uns et des autres. Il est indispensable de bâtir et proposer des solutions crédibles aux problèmes du pays, à la hauteur des enjeux. Les talents ne manquent pas.

J'en appelle à une profonde recomposition pour préparer l’avenir. La gauche se doit de relever sans attendre ce défi. Avec d’autres, je m’engagerai dans les semaines à venir afin de proposer des initiatives pour une nécessaire convergence de la gauche.